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Aujourd’hui, j’ai été fouiller dans les salles des Ruines de la forteresse. J’ai retrouvé de nombreuses choses. Des colliers appartenant à ma Mère, la robe favorite de Cëlena, et l’épée en bois que j’avais offert à Irïana, encore intact malgré les flammes qui avaient tout brûlé. Tout était resté enfermé dans un coffre de bois noir, dans l’un des coins de la Grande Salle. Dans ce coffre, j’ai également retrouvé un dessin.
A une époque, l’un des marchands était venu pour nous vendre des bijoux et autres soieries précieuses. Il possédait des qualités en dessin et à la demande de ma sœur, avait accepté de dessiner toute la famille. Ce jour-là, je n’avais pu être là. Les Anciens avaient exprimés le désir de me voir avant la cérémonie du Rituel, et personne n’osait les contredire. Sur cette feuille de parchemin, étaient représenté ma Mère, mon Père et mes deux sœurs. A l'arrière de la feuille, une petite lanière, où était accrochée un collier serti de pierre blanche et d'une émeraude unique. Un présent magnifique, que j'offrirai à Adérose à mon retour.

Ma Mère, Diama, était magnifique. D’un teint de peau pâle, elle ne supportait qu’avec difficultés la présence du soleil. Ses cheveux blonds comme les blés coulaient sur ses épaules, retombant en cascade dans le creux de son dos. Ses yeux, d’une émeraude profonde, ressortaient parfois dans la pénombre, luisant tout doucement. Mon Père, d’une imposante carrure, était au centre, semblant protéger les différents membres de la famille. Un visage carré, orné d’une  barbe sombre écaillée, et des cheveux d'un noir de jais, tressés en très fin dreadlocks qui remontaient à l’arrière de son crâne, noué en une queue de cheval imposante. Mes deux sœurs étaient devant, souriantes. Cëlena, plus grande que sa cadette, était vêtue d’une robe claire, d’une couleur rosée, éclatante de luminosité sous la lueur des torches. Ma seconde sœur, aux cheveux roux comme les flammes des brasiers allumés en jour de fête, était accroupie près des jambes de mon Père. Vêtue dans un complet de cuir brun, orné de lanières de tissu bleu nuit. Sur ses genoux, la lame en bois que je lui avais confectionnée pour ses quinze ans. Mes deux frères, eux, encadraient le quatuor, bras croisés pour l'un, poing sur les hanches pour l'autre. Ils souriaient, fiers et heureux. J'aurais presque pu entendre leurs éclats de rire au travers du parchemin bruni.

Les souvenirs remontaient, et se coinçaient dans ma gorge, formant une boule qui m’empêchait de parler. Les souvenirs d’une époque lointaine et heureuse. Les souvenirs d’une époque, perdue à tout jamais…

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